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Samsara, les vies successives

Nouvelle étude ajoutée ce jour, 10 avril 2012

« Vos vies les plus importantes en condensé  »

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Les trois vies les plus importantes pour un homme de 30 ans en 2011

Nouvelle lecture

La vie qui influence le plus votre vie actuelle est une vie passée dans les années 1950 aux Etats Unis, en Louisiane.

Vous étiez une femme, une « teenager », qui se passionnait pour le rock, comme la plupart des adolescents de votre âge, mais vous rêviez de faire partie d’un groupe, ce qui n’était pas possible à l’époque, du moins pas en tant que musicienne. Néanmoins, vous avez réussi à chanter dans des chœurs dans des groupes de blues de votre école. Et dès que vous avez été en âge, vous êtes partie dans le Nord pour rejoindre les groupes de filles qui se montaient à l’époque. Mais vous ne trouviez que des concerts ponctuels, aucun engagement régulier dans un groupe. Vous vous êtes mis en ménage avec un guitariste qui, lui non plus, ne trouvait pas d’engagement à la hauteur de ses espérances. Alors, tous les deux, vous avez parcouru le pays, vous faisant engager dans des bars et dans des saloons où vous jouiez de la country.

Petit à petit, vous avez eu de plus en plus de difficultés pour vivre et vous avez dû travailler comme serveuse. Vous avez épousé un garçon du Middle-West, qui était employé dans une épicerie Et pour finir, vous avez une vie « normale », c’est-à-dire ordinaire dans une Amérique ordinaire

Une deuxième vie, plus ancienne, vous a aussi beaucoup influencé.

Vous étiez alors un homme dans les années 1730, en Touraine, en France, vous étiez le fils d’un propriétaire terrien de petite noblesse, dont le grand-père avait réussi à s’acheter une terre avec un titre, sous Henri IV, à la suite de l’émigration des protestants avant l’Edit de Nantes. Votre père voulait que vous vous hissiez dans la société et il avait des rêves d’honneurs et de fortune, certes pour vous, mais aussi pour lui-même. Il vous envoya donc à l’école militaire afin que vous puissiez entrer dans l’armée comme officier et monter rapidement en grade.

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Lecture de vie pour une femme de 33 ans en mars 2012

Dans les années 1650 ans en Angleterre., vous étiez une femme, une jeune fille qui vivait dans le sud de l’Angleterre, mais pourtant, vous vouliez vous sortir de votre condition. Vous voyiez vos parents trimer toute la journée pour gagner juste assez de quoi vivre et vous vouliez que ça change. Vous êtes partie à la ville voisine, pour travailler dans une auberge et, là, vous avez pu rencontrer des gens qui vivaient différemment. Ils n’étaient pas de haute naissance non plus, mais ils se débrouillaient, en réalisant toutes sortes de rapines et d’escroqueries. Vous vous êtes « mise en ménage » avec l’un d’entre eux, qui était un des lieutenants du chef de bande. Ce n’étaient pas de méchantes gens, certes des bandits de grands chemins mais pas des assassins.

Après avoir un jour attaqué un carrosse, votre ami vous ramena des robes prises à une grande dame et il fut très étonné de voir combien vous aviez de la distinction dans ces atours. Cela lui donnait l’idée de vous emmener à Londres, pour vous faire passer pour une jeune aristocrate qui avait été dévalisée en se rendant chez sa tante dans le Nord, près de York, et qui cherchait de l’assistance ayant tout perdu. Vous avez trouvé de l’aide auprès d’une riche bourgeoise, qui était très flattée de rendre service à une jeune fille de votre rang et elle vous accueillit chez elle. Vous lui avez présenté votre ami, lui disant que c’était lui qui vous avait sauvée des brigands et elle le prit à son service comme valet d’écurie.

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Lecture de vie pour un homme de 36 ans en février 2012

Dans les années 1790, sous la Révolution Française, vous étiez un des gardes nationaux, qui gardait la famille royale aux Tuileries. Vous étiez d’une famille assez modeste d’artisans, mais vous aviez reçu malgré tout un peu d’éducation, car vos parents, qui vous destinaient à la prêtrise, vous avaient confié au curé de leur village natal. Vous seriez probablement entré dans les ordres, car vous vous sentiez vraiment la vocation, mais la Révolution a tout changé. Votre mentor, le curé, ayant prêté serment à la Nation, vous étiez retourné chez vos parents. Votre père faisait partie du club des Cordeliers et participait à la vie de sa section. Il n’était pas fanatique, mais néanmoins, il était pour la prise de pouvoir du « peuple », il côtoyait des gens qui avaient déjà fait leur place dans la Révolution et il en profita pour demander un emploi pour vous. Il briguait pour vous un poste de greffier, mais il ne put qu’obtenir un poste dans les gardes nationaux, mais en compensation, vous avez été nommé aux Tuileries, ce qui n’était pas au fond une si mauvaise affectation.

Intérieurement, vous aviez de la compassion pour le Roi et la Reine et, probablement à cause de votre éducation religieuse, vous n’approuviez pas au fond de vous-même, la façon dont ils étaient traités. Vous tâchiez toujours d’être poli et de leur rendre la vie un peu plus facile. Vous leur rendiez service autant que vous pouviez. Vous fermiez les yeux sur certaines visites qu’ils n’auraient pas le droit de recevoir et vous faisiez passer quelques lettres en secret.

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Lecture de vie pour un homme de 43 ans en août 2011

Vous étiez un homme qui habitait Naples, vous faisiez partie d’une famille de menuisiers, qui restaurait d’anciens bâtiments royaux détruits pendant la libération de Naples du joug français. Vous étiez apprentis et, en fait, vous n’aviez guère d’intérêt pour ce métier. Vous auriez voulu être chanteur d’opéra, mais vos parents ne pouvaient pas accepter cette idée: « être chanteur n’était pas un métier d’homme ! ».

Néanmoins, à l’âge de 20 ans vous avez décidé de quitter Naples pour vous rendre à Milan, où se trouvait l’Opéra et aussi d’excellents professeurs. Vous vous êtes donc enfui de chez vos parents en pleine nuit. Vous avez emporté quelque argent que vous aviez pris dans la caisse de votre père et les économies de votre sœur qu’elle vous avait données. Ce n’était pas un gros pécule, mais vous pensiez pouvoir vous en sortir en trouvant du travail là-bas. Vous n’étiez pas particulièrement fier d’avoir « emprunté » de l’argent à votre père, mais ne dit-on pas que « nécessité fait loi ».

Vous avez fait une grande partie du chemin à pied par souci d’économie. Quelquefois, lors de haltes dans des auberges, vous sympathisiez avec des voyageurs plus fortunés qui vous emmenaient à bord de leur voiture. Finalement, vous êtes arrivé à Milan, qui n’avait rien à voir avec votre ville natale. Le climat était différent, la ville beaucoup plus grande et plus industrialisée. La première chose que vous avez faite, cela a été de vous rendre devant l’Opéra pour pouvoir contempler le but ultime de votre voyage. Vous avez couché dans une rue et voisine dès le lendemain, vous avez commencé à chercher du travail chez les menuisiers, sans grand succès et les jours passant, votre argent fondait comme neige au soleil.

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Lecture de vie pour un homme de 21 ans en juillet 2011

Vous étiez un homme, un clerc de notaire, qui vivait à Lyon. Votre famille était une famille de petite bourgeoisie, qui voulait pour ses fils une position bien posée dans la société. Vous aviez en effet deux frères, dont l’un était cadet dans l’armée, mais le second s’était rebellé et avait quitté la famille pour être « saltimbanque » dans un théâtre itinérant. Chez vos parents, il était interdit de parler de lui et comme vous étiez le plus jeune, vous craignez de déplaire à votre père et de « mourir » aux yeux de votre famille. Aussi vous appliquiez vous dans votre emploi chez le notaire qui se chargeait de votre « formation ».

Celui-ci était assez dur avec vous et vous n’aviez pas droit à l’erreur. Au bout de deux ans, il décida de vous envoyer à Paris pour y parfaire votre enseignement. Il vous adressa à un de ses confrères, qui était en affaires avec des gens de la cour de Louis XVIII. Ce notaire parisien était très différent du notaire lyonnais, il brassait certes beaucoup d’affaires et avait plusieurs employés dans son étude, mais il avait aussi l’habitude des réceptions chez ses riches clients et était invité fréquemment dans le « grand monde ». Il avait un passé très agité, car il avait traversé le Directoire, l’Empire et maintenant la Restauration, et il savait que rien n’est fixé dans la vie et qu’une situation peut basculer du jour au lendemain.

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Lecture de vie pour une femme de 34 ans en février 2011

Dans les années 1900 à Paris, vous étiez une femme, une danseuse du Moulin-Rouge. Vous aviez commencé comme arpète dans un atelier de couture, qui habillait les grandes bourgeoises de l’époque, mais aussi les courtisanes. Vous avez fini par entrer au service de l’une d’entre elles comme lingère. Ce n’était pas la plus connue des demi-mondaines de l’époque, mais néanmoins elle n’en avait pas moins de moyens et s’était fait offrir un appartement au parc Monceau par un de ses « admirateurs ». C’était une fille gentille et simple, qui aidait tout son entourage et elle s’intéressa à vous. Comme vous n’aviez pas envie de devenir courtisane, elle chercha ce qui pourrait vous convenir le mieux, afin que vous sortiez de votre condition d’employée. Elle connaissait bien le directeur du Moulin-Rouge et elle vous recommanda à lui. Le seul problème était que vous ne saviez pas danser, mais vous aviez un bon « physique » et, comme le directeur était un « très bon ami » de votre protectrice, il vous fit prendre des cours de danse avec les meilleures danseuses de l’époque.

Vous passiez vos nuits au Moulin-Rouge pour vous imprégner de l’ambiance que vous aimiez beaucoup. C’était un monde coloré et joyeux et vous avez côtoyé de nouvelles personnalités comme Toulouse-Lautrec et Aristide Bruant, pour ne citer que les plus célèbres. Vous faisiez partie de la « famille » et vous avez commencé à danser dans le quadrille. Et dès lors, vous avez eu de nombreux admirateurs, mais vous ne vouliez pas être une fille entretenue et vous vous contentiez d’habiter avec une de vos camarades dans un petit appartement que vous partagiez. Cette camarade avait un frère, qui habitait en province et qui venait de temps à autre à Paris. Il était clerc de notaire à Limoges et avait une vie bien rangée. Il descendait chez sa soeur, et donc chez vous, pendant son séjour dans la capitale, mais ne fréquentait pas le Moulin-Rouge, ni les cabarets. Il était très timide, très prude et même un peu guindé. Il avait bien du mal à accepter que sa soeur soit danseuse dans un lieu de perdition et souvent, il l’exhortait quitter cette vie, mais elle n’en avait cure.

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Lecture de vie pour un homme de 28 ans en 2011

Dans les années 1870 en Espagne, vous étiez un homme, un toréro qui avait beaucoup de succès et qui commençait à se faire connaitre dans le pays tout entier. Vous veniez d’une famille très pauvre et votre mère n’avait jamais été mariée à votre père. C’était une époque troublée où il y avait eu la guerre civile et votre mère avait été violée par un des miliciens qui allaient de ville en ville entretenir la révolte. C’était une grande honte pour elle, et surtout pour ses parents, même si ça n’était pas de sa faute. Votre mère fut envoyée dans le sud du pays dans une ferme où travaillaient déjà des cousins. On vous fit passer pour le fils d’un des soldats de la reine, tué lors d’affrontements et que votre mère aurait épousé quelques jours avant sa mort. Cette histoire satisfit tout le monde, l’honneur était sauf, vous avez été élevé à la ferme et vous y avez travaillé dès votre plus jeune âge.

La ferme comprenait principalement un élevage de taureaux et vous y avez appris à connaître les bêtes, en vous en occupant. Vous étiez un petit garçon peu peureux et qui ne craignait pas même les plus gros taureaux. Vous avez été remarqué par le chef de l’équipe qui sélectionnait les meilleurs taureaux et les entraînait. C’est ainsi que vous avez fait vos premières classes avec les taureaux destinés à l’arène. Dès l’âge de 12 ans, vous avez été envoyé dans un autre élevage, qui venait acheter « vos » meilleures bêtes. Là, vous avez pu côtoyer de vrais matadors, qui venaient s’entraîner et l’un d’eux, qui vous avait pris en sympathie, vous a emmené pour la première fois une corrida. Vous avez été étourdi par le monde, le bruit et les cris de la foule. Et bien qu’un peu choqué par ce spectacle brutal et sanglant, vous avez été fasciné et vous admiriez votre protecteur, qui était acclamé par la foule.

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Lecture de vie pour une jeune femme de 19 ans en 2010

Dans les années 1950 aux États-Unis, vous étiez un homme, qui travaillait dans un garage d’une petite ville du Tennessee. Vous étiez passionné par les motos ; bien entendu, vous en possédiez une dont vous vous occupiez avec amour, elle faisait l’objet de toute votre attention et rien ne comptait plus dans votre vie.

Bien sûr, vous alliez aussi quelquefois au cinéma avec des copains et cela vous confortait dans l’idée que vous aviez de traverser les États-Unis sur votre moto. Vous vous prenez pour un grand aventurier et vous cultivez le look « Bad boy » de Marlon Brando. Vous n’étiez pas très intéressé par les filles, non que vous ayez été homosexuel, mais vous considériez que vous aviez mieux à faire que de perdre votre temps en niaiseries de ce genre. C’est vrai aussi que vous n’aviez encore que 16 ans…

Mais avant de vous lancer dans la grande aventure, « l’équipée sauvage », il vous fallait travailler pour avoir assez d’argent pour le voyage. De plus, vos parents n’étaient pas tout à fait d’accord avec vos projets et, vu votre jeune âge, ils avaient leur mot à dire, d’autant que votre patron était aussi le frère de votre père. Aussi, tout ce que vous pouviez faire, c’était de rêver devant les films et la télé. Vous fréquentiez parfois une bande d’ados comme vous, qui jouaient à faire la course sur les routes, mais rien de bien méchant : quelques anicroches avec la Police sans plus…

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Lecture de vie pour une femme de 39 ans en 2010

Dans les années 1860 dans le Sud des États-Unis. Vous étiez une femme, la fille d’esclaves dans une plantation de la Caroline du Nord. Vos parents et vous apparteniez à une famille de riches planteurs, qui n’étaient pas forcément durs avec vous, mais ils étaient comme tous les maîtres, un peu insouciants de ce que ressentaient leurs esclaves. Vous n’aviez qu’une dizaine d’années alors, et vous saviez déjà que rien dans votre vie ne se ferait sans la permission des maîtres, et aussi que vous pouviez être vendue à n’importe quel moment.

Vous travailliez aux champs et vous auriez bien voulu, comme votre mère, être plutôt employée à la maison : elle était cuisinière et avait ainsi un peu plus de liberté, qui avait été jusqu’à pouvoir épouser le garçon qu’elle aimait et qui était employé aux écuries. C’était grâce à la mère des maîtres actuels qu’elle avait pu obtenir ces « privilèges », mais la vieille dame était morte et si vos parents avaient pu conserver leur position, vous aviez été mise au travail dans les champs, car c’était là qu’il y avait le plus besoin de travailleurs. De plus, vous ne saviez bien sûr ni lire, ni écrire et vous ne pouviez pas faire grand-chose d’autre. Votre vie semblait toute tracée et vous vous ne voua posiez pas la question de savoir si vous auriez eu envie de faire autre chose.

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