Vies conjointes

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Exemple complet d'une recherche de vies conjointes pour un couple

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J'avais d'abord fait  une chronologie pour Madame B.  et ensuite une lecture de vie pour Madame Q., sa compagne. J'ai fait  la recherche de vies conjointes, c'est à dire les vies où ils se sont déjà rencontrés pour connaître les liens qui les unit et .. les réunit aujourd'hui.
Je vous donne les 3 lectures dans l'ordre chronologique pour une meilleure compréhension.

 

D'abord la chronologie de Madame B.

Vous avez eu 15 vies en homme et 17 en femme

Huit d’entre elles sont prédominantes

Dans les années 1 900 en Allemagne. Vous étiez un homme, un relieur de livres. Vous étiez fière de votre savoir-faire dans une maison créée depuis plus de 100 ans par votre arrière-grand-père.

Vous aimiez votre métier et mettiez un point d’honneur à faire de beaux livres. Par ailleurs vous-même aviez un talent d’écrivain et vous aviez produit plusieurs petits ouvrages de poésie.

Hélas, avec l’industrialisation sont arrivées les couvertures brochées et vous avez perdu beaucoup de clientèle, vous obligeant à vous remettre en question, car tout ce qu’en quoi vous croyez devait incertain. La Tradition se perdait et puis il y a eu la guerre de 1914 après une période troublée dans le pays et votre monde s’est écroulé avec le départ de vos 2 fils pour le front dont ils ne sont jamais revenus..

Dans les années 1 780, en Autriche. Vous étiez une femme qui travaillait à la cour de Marie Thérèse. Vous y étiez lingère et vous avez été une des maîtresses du prince Léopold qui vous a fait un enfant. Ce qui n’était pas grave en soi à l’époque, mais vous vouliez pour votre fils une éducation et une position meilleure que la vôtre. Vous avez obtenu du Prince que votre fils fut envoyé en France auprès de Marie Antoinette.

Il fut élevé à la Cour de France pour être au service de la reine, qui tout en restant discrète, s’intéressait particulièrement à lui.

Au début de la Révolution, sur les instances même de la Reine, il a dû quitter la France pour rejoindre l’Autriche. Il a rejoint alors les armées de Brunswick pour combattre la France révolutionnaire. Vous aviez tout fait pourtant pour l’en dissuader, mais d’un autre côté vous étiez fière car il avait un grade d’officier. Il a été tué à la bataille de Valmy.

Dans les années 1 520 en Italie. Vous étiez un homme, un jeune charpentier qui construisait des églises. De par votre métier, vous avez été amenée à rencontrer les grands artistes de l’époque comme Léonard de Vinci et Michel-Ange. Ce dernier vous a trouvé joli garçon et vous a demandé de poser pour lui, ce que vous avez accepté avec empressement.

Vous n’aviez pas compris alors de quelle nature était l’intérêt qu’il vous portait, mais quand vous vous en êtes rendue compte, votre admiration pour lui a été la plus forte et vous êtes devenue son amant. Vous aviez une vie mondaine et brillante mais vous y avez perdu votre femme qui n’a jamais accepté cette « liaison ».

Quelques années plus tard, quand il s’est lassé de vous, vous vous êtes retrouvée seule et vous avez préféré quitter la ville. Vous vous êtes fait moine pour vous repentir de vos fautes.

Dans les années 600 aux Pays Bas. Vous étiez un homme, un saxon qui pratiquait la religion germanique. Vous étiez très guerrier et vous êtes partie pour l’Angleterre pour conquérir le pays. Vous et vos compagnons, vous conduisiez comme tous les conquérants, pillant et violant.

Au cours de ces razzias, vous avez rencontré une jeune fille chrétienne et vous l’avez enlevée à sa famille. Vous l’avez prise comme concubine malgré sa résistance et ses supplications, mais vous êtes tombé véritablement amoureux d’elle. Mais vous ne pouviez admettre qu’elle adore un dieu « mort » et vous insistiez pour qu’elle abandonne sa foi. Elle a toujours refusé et vos compagnons ne comprenaient pas ce qui leur paraissait être de la faiblesse à son égard.

Ils ont commencé à l’accuser de porter malheur à la tribu et chaque défaite était rejetée sur elle, jusqu’au moment où ils s’en sont saisi et l’ont égorgée en sacrifice à Thor. Votre désespoir leur a semblé encore plus indigne et vous avez été chassée, errant seul à travers le pays. Vous avez été pris par une tribu ennemie et votre tête leur a servi de bannière.

Dans les années 200 avant JC, en Macédoine. Vous étiez une femme, une prêtresse d’Athéna. Vous efforciez de maintenir la tradition qui commençait à s’abâtardir au contact de la civilisation romaine, qui voulait s’approprier la déesse en la romanisant. Ce que vous ne pouviez accepter. Les romains vous semblaient barbares et leur civilisation peu évoluée par rapport à la vôtre

Vous avez soulevé ceux qui étaient restés fidèles à la Grèce et vous avez formé un groupe rebelle avec qui les romains eurent beaucoup de fil à retordre. Mais petit à petit, ceux qui vous suivaient se rendaient et pliaient devant la puissance croissante de Rome. Ils étaient fatigués et désiraient une vie plus calme. Ils vous on livrée et vous avez été emmenée à Rome.

Là votre autorité, votre majesté et votre courage ont fait l’admiration de tous et vous avez été libérée et vous avez pu partir librement en Crète qui demeurait encore conforme à la Tradition grecque

Dans les années 800 avant JC, en Égypte. Vous étiez un homme, un médecin qui avait étudié les enseignements laissés par Imhotep et vous y aviez trouvé des façons de soigner qui étaient oubliées depuis longtemps, particulièrement certaines opérations chirurgicales.

Vous étiez très demandée et le pharaon libyen eut souvent recours à vous. Et vous a offert à maintes reprises d’être attachée exclusivement à son service, mais vous refusiez les honneurs et les biens, ce n’était pas votre quête. Vous cherchiez à améliorer le sort de l’humanité.

Cependant après la réunification de l’Égypte, vous passiez aux yeux du nouveau pharaon pour un « collaborateur » et il vous a fait arrêter. Mais beaucoup de vos malades ont intercédé en votre faveur.

Avoir été accusé à tort, vous avait rendu amer et vous ne vouliez pas demeurer dans un pays dirigé par un roi injuste. Vous avez quitté l’Égypte pour l’Asie Mineure où vous avez transmis vos connaissances

Dans les années 1 100 avant JC, en Babylonie. Vous étiez un homme, ce qu’on appelait alors un mage. Vous observiez les constellations et vous consigniez le mouvement des astres pour établir des éphémérides.

Vous pouviez prédire les évènements futurs et particulièrement les moments critiques pour le pays.

Vous avez essayé de prévenir le roi, mais celui-ci avait déjà un devin attitré – ou plutôt une devineresse -  qui a réfuté vos dires en vous ridiculisant, car ils ne correspondaient pas à ses prédictions. Le roi ne vous a donc pas écouté et a perdu la guerre contre l’Assyrie.

Le nouveau roi Assyrien, ayant entendu parler de vous et de votre pouvoir, vous a pris à son service. Vous êtes alors devenu très puissant et de moins en moins sage : le succès vous montait à la tête ! Vous avez fini par monnayer votre influence auprès du roi en lui recommandant telle ou telle personne, prétendument désignée par les étoiles, mais qui en fait vous avait payée pour obtenir cette faveur.

Votre symbole

Un nid avec des oisillons.

Leur mère les nourrit et les surveille mais le plus petit d’entre eux tombe du nid. Tout semble désespéré mais un enfant le ramasse et le replace dans l’arbre.

Moralité : Il faut toujours garder l’espoir et tenir compte de la bonté. Elle peut venir du côté où on ne l’attend pas…

Ensuite la lecture de vie de Monsieur Q.

Il a eu 14 vies en homme et 17 en femme

Celle qui influence le plus sa vie actuelle est une vie passée dans les années 1900, en Allemagne. Il était un homme, un étudiant en lettres. Il aimait la poésie de Goethe et Heinz, l’opéra et le théâtre. Son père lui reprochait son caractère rêveur qu’il trouvait trop faible et préférait son fils cadet complètement différent de lui, très sportif et très rationnel.

Avec un groupe d’amis étudiant, il a participé au parti social démocrate, ce qui a déplu à son père, qui était très conservateur.

En 1914, il a été mobilisé avec son frère et ils sont partis tous les deux pour le Front. Ils étaient ensemble dans la même tranchée et leurs différences de caractère et d’opinion se sont trouvées gommées en quelque sorte. Enfin ils ont réussi à s’entendre et à s’apprécier.

En 1915, son jeune frère a eu un bras arraché par un éclat d’obus, mais en pleine bataille on ne pouvait pas l’évacuer et Pierre André est resté à ses côtés pour le veiller jusqu’à sa mort.

Lui a continué à vire chaque jour dans la peur, tenant un journal où il écrivait des poèmes sur l’absurdité de la guerre. Il a été tué à son tout en 1916 à Verdun.

Son symbole

La XVIe lame du tarot : La Maison Dieu

La victoire de l'esprit

La tour du XVIe arcane du Tarot décapitée par la foudre (le châtiment), réplique de la tour de Babel, a pour origine le récit biblique du rêve de Jacob qui s'endormit la tête surf une pierre appelée Béthel ou maison-Dieu, terme qui désigna par la suite les lieux sacrés, réservoirs de force tellurique, qui communiquaient avec le ciel.

Cette tour symbolise la société humaine, l'individu et l'arcane cous met en garde contre les exigences affectives du Moi, les entreprises chimériques, car ce qui est déraisonnable se condamne soi-même à l’effondrement. La tour de nos possessions matérielles est bien fragile et la vie pleine de surprises.

Interprétations divinatoires : matérialisme, poursuite de chimères, mégalomanie. Dogmatisme étroit.

Et pour finir la recherche de vies conjointes

Madame B. et Monsieur Q. se sont rencontrés à 4 reprises

 

Dans les années 1 900, en Allemagne, Monsieur Q. était le fils aîné de Madame B., avec qui il entretenait des rapports un peu conflictuels.

Madame B. à la mort de ses 2 fils a beaucoup regretté d’avoir été injuste envers Monsieur Q. et de l’avoir défavorisé au profit de son frère cadet.

C’est cette raison qui a poussé Madame B. à se réincarner dans la vie actuelle pour améliorer leur rapport et lui apporter tout le soutien dont il a besoin

Dans les années 1 780, en Autriche, Monsieur Q. était le fils de Madame B. Elle était trop possessive avec lui et cherchait à intervenir à chaque instant de sa vie. Elle aurait voulu pouvoir le couver et le mettait sur un piédestal, l’appelant « mon petit roi ».

Elle avait mis en lui tous ses espoirs et surtout elle souhaitait prendre à travers lui une revanché sur sa vie trop médiocre à elle.

Elle se conduisait avec lui de manière trop égoïste, se plaignant fréquemment qu’il était trop indépendant et ingrat.

Dans les années 600 aux Pays Bas, Monsieur Q. était la jeune fille chrétienne qu’aimait Madame B. et qu’elle traitait assez durement et cantonnait un peu dans le rôle d’esclave soumise à sa moindre volonté.

Madame B. ne savait pas exprimer ses sentiments, en ayant un peu honte et de plus, au fond d’elle-même, le refus de Monsieur Q. de se convertir l’exaspérait, ce qui avait pour effet de vous rendre violent.

Mais après la mort tragique de Monsieur Q., Madame B. a réalisé sa faute et elle a ressenti sa perte comme un vide immense qui l’a soudain envahie. Se faire capturer par des ennemis était un soulagement pour elle et en réalité elle cherchait la mort.

Ce n’était pas un suicide à proprement parler, mais elle ne voulait plus vivre sans Monsieur Q., ni avec le remords de sa conduite qui la rongeait.

Dans les années 1 100 avant JC en Babylonie, Monsieur Q. était alors la devineresse du roi de Babylonie et Madame B. a eu beaucoup de déboires à cause de lui.

Monsieur Q. faisait tout ce qui était en son pouvoir pour lui nuire et l’amoindrir aux yeux du roi et avait même monté une cabale contre elle pour l’éliminer.

Il ne voyait en vous qu’un rival et un concurrent qui aurait pu lui faire perdre sa position et aurait été jusqu’à vous faire assassiner s’il n’avait pas été tué pendant la bataille par le roi lui-même, furieux d’avoir été induit en erreur par ses conseils.

Thème relationnel 

 

Synastrie

Ce thème relationnel réalisé en Synastrie vous permettra d'examiner de plus près les énergies effectives de votre relation et de déterminer s'il existe des buts, intérêts et traits de caractère communs.

Mais que signifie donc le mot "Synastrie" ?

Dans la conception suivante de la comparaison entre partenaires, dite synastrie, deux horoscopes sont comparés en examinant quels Aspects forment les planètes du partenaire avec ceux de sa partenaire, par exemple la Lune de l'un avec le Soleil de l'autre, etc.

Prologue

Avant de lire de votre thème, vous vous demanderez quel lien il existe entre votre personnalité et la position des planètes. L'Astrologie considère premièrement que chacun est marqué par la qualité du temps au moment de la naissance décrite dans la carte du ciel comme "le haut comme le bas". Le thème décrit seulement des prédispositions à certaines choses, des qualités et des faiblesses et ne doit en aucun cas influencer la responsabilité de chacun en ce qui concerne sa propre vie. Vous penserez probablement en lisant certains passages : "J'avais ce problème mais je l'ai résolu." Ou bien : "Est-ce possible que j'aie un tel talent ?"  Il est bien possible que vous ne l'aviez pas encore découvert, car les êtres humains se développent constamment tandis que les thèmes de naissance restent toujours tels qu'ils sont.

D'où l'importance de ne pas se fixer sur des mots isolés ou des exemples contenus dans les textes, et de chercher à les appliquer à votre vie de façon exacte. Vous devriez plutôt développer une sensibilité pour les énergies de base qui se manifestent à travers les Aspects et les positions des planètes pour entrevoir leur vraie signification pour vous.

Tout ce qui précède est exprimé en termes d’Astrologie traditionnelle, mais en rapprochant les vies antérieures avec le thème natal, je me suis aperçue, que les contractions apparentes peuvent plutôt se rapporter à une vie passée qu’à la présente. Ce qui jette une lumière toute différente sur un thème dit « natal ». En effet, si par exemple vous lisez que vous êtes très généreux et un peu plus loin que vous êtes très avare, il se peut que cette qualité ou ce défaut fasse référence à une autre de vos vies.

Une entité est un tout, la somme de plusieurs incarnations, et il serait certainement très restrictif d’analyser un thème sur la base d’une seule vie. Vous êtes vous, l’homme et la femme incarné dans cette vie à un moment donné mais votre « essence » a déjà vécu et expérimenté beaucoup de vices et de vertus, si bien que vous arrivez non comme le dit  l’expression populaire « innocent comme l’enfant qui vient de naître » mais porteur d’une mémoire composite de vos personnalités passées. Cela ne veut pas dire que tous les traits de caractère qui la constitue sont toujours « actifs », vous avez pu les expurger au fil du temps. La réincarnation est synonyme avant toute chose d’évolution et ce ne sont être que de simples cicatrices, comme celles d’anciennes blessures guéries depuis longtemps.

Du moins, c’est à cette conclusion que j’en suis arrivée après de nombreuses comparaisons de lectures de vies et de thèmes. 

Le Soleil de Monsieur Q. dans la Maison VII de Madame B.

Le Soleil de Monsieur Q. tombant dans la septième maison de Madame B., particulièrement en conjonction avec son Descendant, cela pourra signifier qu'il sera pour elle le partenaire professionnel idéal. Il l'aidera à renforcer ses points faibles, qu'il détectera facilement. En cas de fortes afflictions, un élément de rivalité surgira entre les partenaires. Monsieur Q. pourra être tenté d'exploiter les points faibles de Madame B., ce qui aura pour effet de la déséquilibrer.

Dans le meilleur des cas, Monsieur Q. sera un partenaire désirable et un allié sûr, apte à élargir le cercle de ses relations et à lui apporter un soutien valable. En cas d'afflictions, son indépendance l'emportera sur son esprit de collaboration et, dans le pire des cas, il pourra devenir un adversaire redoutable. Madame B. aura intérêt à coopérer avec lui autant que possible et parler des désaccords survenant entre eux.

Le Soleil de Monsieur Q. en sextile 
avec le Mercure de Madame B.

Cet Aspect devrait leur permettre de communiquer avec clarté et harmonie. Madame B. pourra aider Monsieur Q. à exprimer ses idées. Ils auront un comportement attentionné, accompagné d'un échange spontané de compliments. La sexualité sera peut-être parfois quelque peu négligée, le temps manquant pour cela en raison d'une activité intellectuelle intense. Mais ce n'est qu'une remarque en marge car l'atmosphère d'ensemble devrait être assez paisible. Cette vie à deux renferme en tout cas des possibilités d'harmonie intellectuelle. Le mieux serait de vous pencher sur la façon la plus efficace de vous compléter. Cela vous aiderait à  créer une base ferme à votre relation et déterminer quels sont les talents requis pour une activité commune.

Le Soleil de Monsieur Q. en sextile 
avec la Vénus de Madame B.

Cet Aspect devrait vous permettre de créer une relation agréable, dominée par l'ardeur et l'entente mutuelle. Vous pouvez avoir une attitude très attentionnée l'un pour l'autre, ce qui vous vaut souvent la jalousie des autres en public. Madame B. sera en mesure d'éveiller l'essence, c'est-à-dire la personnalité intérieure de Monsieur Q. grâce à son amour, ce dont il lui sera reconnaissant. Mais soyez prudents que cette harmonie ne vous fasse pas oublier le monde qui vous entoure. Car, même si tout cela semble beau, la vie réelle existe aussi et elle demande divers efforts. Si vous êtes conscients de la situation et en utilisez toutes les facettes, vous serez en mesure d'évaluer la vie avec réalisme et de la surmonter ensemble.

Le Soleil de Monsieur Q. en sextile 
avec le Saturne de Madame B.

Cet Aspect est idéal pour des projets communs, Madame B. étant capable de mettre la dernière touche à l'initiative de Monsieur Q. Grâce à la nature harmonieuse de cet Aspect, il lui sera possible de formuler ses propres pensées, n'aimant pas rester dans l'ombre de son compagnon. Il ne le souhaite sans doute pas non plus. Il est aussi possible qu'elle représente une mère pour lui, dont il a besoin des conseils et de l'assistance, mais dont il refuse parfois les contraintes. Cependant, si cette tendance est limitée, ils comprendront vite combien chacun compte pour l'autre. Ils vivront alors dans une atmosphère de stabilité et de sécurité.

La Lune de Monsieur Q. dans la Maison V de Madame B.

La Lune de Monsieur Q. tombant dans la cinquième maison de Madame B., il sera attiré par la manière dont elle saura déployer ses talents ainsi que par sa façon de se projeter dans une sphère d'activités créatrices et artistiques. Il y aura attachement sentimental et manifestation d'affection. Monsieur Q. se montrera attentif à Madame B., l'encourageant à développer ses dons et appréciant son sens de l'humour. I1 fera ressortir son sens du théâtre et l'aidera à se mettre en valeur.

Étant plus âgée, Madame B. sera encline à adopter une attitude de parent envers Monsieur Q..

Cela constitue le plus souvent une association heureuse, à moins de fortes afflictions sur la Lune.

Ce lien a pour but d'encourager Madame B., à prendre conscience de la nécessité de considérer ses créations ou ses tentatives d'auto-projection par rapport à la réaction des autres, et de développer sa créativité dans une direction susceptible d'attirer un public plus vaste. La cinquième maison concerne particulièrement l'aptitude de Madame B. à éveiller la sympathie du public.

La Lune de Monsieur Q. en sextile 
avec le Jupiter de Madame B.

Monsieur Q. a parfois l'impression d'être dépassé par les exigences de Madame B. qu'il ne peut pas toujours satisfaire. Mais, si elle fait preuve d'une certaine indulgence, il n'aura aucun problème à exprimer ses sentiments d'une façon adéquate. S'ils veulent profiter tous les deux des qualités intensives et stimulantes de cet Aspect, ils devront définir clairement les désirs et besoins qu'ils ressentent. S'ils s'accordent mutuellement suffisamment de liberté, leur ardeur conduira à l'harmonie de cette relation. Sa stabilité dépendra cependant aussi d'autres Aspects de leur thème, et dans quelle mesure ils pourront créer une vie à deux remplie de tendresse. Mais cette remarque est naturellement valable pour toute autre relation.

Le Mercure de Monsieur Q. dans la Maison VII de Madame B.

Le Mercure de Monsieur Q. tombe dans la septième maison de Madame B., il lui apportera des idées complémentaires aux siennes. Il pourra lui opposer des points de vue contraires aux siens, lui donnant ainsi l'occasion de comparer leurs avantages. Il élargira le cercle de ses relations, lui donnant ainsi l'opportunité de tester ses idées. Il sera enclin à considérer les points de vue de Madame B. à la lumière de ses opinions personnelles. Sa volonté de lui apporter sa coopération sur le plan mental est la garantie que tout débat entre eux peut déboucher sur des résultats positifs.

Le Mercure de Monsieur Q. en trigone 
avec la Lune de Madame B.

Dans cette relation Madame B. aime la manière stimulante dont Monsieur Q. communique avec elle. Il fait preuve de compréhension en regard des sentiments féminins. En échange, elle suit ses pensées intuitivement et veille à suffisamment d'impulsions féminines dans sa vie, ce dont il est heureux. Comme l'entente mutuelle fonctionne très bien entre ces deux êtres, il est probable que leur relation soit durable.

Le Mercure de Monsieur Q. en sextile 
avec le Mercure de Madame B.

Vous devriez bien vous entendre car aucun n'a de difficulté à suivre les pensées de l'autre. Votre logique fonctionne de la même façon et vous pourriez développer ensemble de nombreuses bonnes idées. Vous devriez vous fixer un but créatif commun puisque vous faites preuve d'une grande compréhension mutuelle et pouvez vous motiver à de hautes performances intellectuelles.

Le Mercure de Monsieur Q. en sextile 
avec le Saturne de Madame B.

Elle possède suffisamment de raison et de persévérance pour détourner les idées de Monsieur Q. vers des voies qui promettent du succès. Il éprouve du bien-être auprès d'elle car elle lui apporte la stabilité nécessaire à un bon travail intellectuel. Il est possible qu'il stimule ses pensées pour qu'elle puisse aborder certains sujets d'une manière plus libérale. Cet Aspect ne devrait pas conduire à des décisions trop hâtives.

La Vénus de Monsieur Q. dans la Maison VII de Madame B.

La Vénus de Monsieur Q. tombant dans la septième maison de Madame B., il pourra exister un haut degré de coopération, Vénus étant le gouverneur naturel de la septième maison. Cette position se trouve souvent entre les thèmes de partenaires conjugaux.

Monsieur Q., avant de s'engager, éprouvera certaines difficultés dans l'évaluation de l'aptitude de Madame B. à créer une relation harmonieuse.

La Vénus de Monsieur Q. en carré 
avec la Vénus de Madame B.

C'est un Aspect difficile, les partenaires ayant une idée tout à fait différente de l'amour, de l'harmonie et de la vie à deux. Il est possible qu'il fasse trop de concessions face à ses désirs et qu'elle ne le prenne donc pas au sérieux. Il demandera peut-être aussi des preuves d'amour qu'elle ne pourra jamais lui donner. Ils tenteront sans doute tout ce qui est en leur pouvoir, mais ils ne parviendront pas à communiquer et devront surmonter de profondes déceptions. Leur goût esthétique n'est pas non plus en harmonie. Ils leur sera certainement difficile d'être heureux ensemble.

La Vénus de Monsieur Q. en conjonction 
avec l'Uranus de Madame B.

Vous êtes probablement vite tombés amoureux l'un de l'autre ; Madame B., en particulier, a dû avoir aussitôt le coup de foudre. Il aime sa spontanéité et ne cherche sans doute pas la sécurité, car elle risque de manquer dans cette relation. Ils peuvent cependant s'inspirer mutuellement et passer de bons moments ensemble. Il n'a aucune difficulté à montrer ses sentiments, ce qui contribue à l'harmonie de leur vie à deux. Il est très attiré par son dynamisme et sa nature originale. D'un autre côté, sa vigilance est bénéfique à sa partenaire. Ils s'ennuieront rarement ensemble et auront une attitude gaie et optimiste l'un vis-à-vis de l'autre.

Le Mars de Monsieur Q. dans la Maison XI de Madame B.

Le Mars de Monsieur Q. tombant dans la onzième maison de Madame B., il sera prêt à tout pour gagner son amitié et l'encouragera à prendre des décisions pratiques en vue de la réalisation de ses projets. Les aspirations de Madame B. l'enthousiasmeront, ce qui aura pour effet de lui donner un surcroît d'assurance.

Le Mars de Monsieur Q. en sextile avec le Soleil de Madame B.

Dans cet Aspect, l'énergie de Monsieur Q. peut encourager le développement de la personnalité de Madame B.. Il est très important qu'ils aient un comportement  affectueux, ayant sinon tendance à mener une vie sexuelle qui pourrait manquer de tendresse. Grâce à la nature harmonieuse de cet Aspect, cela ne devrait poser aucun problème et avoir un effet bénéfique sur la relation. Il est possible qu'une certaine rivalité existe car ils sont tous les deux ambitieux. Mais s'ils concentrent cette ambition sur un but commun, ils pourront mener une vie de couple active et harmonieuse.

Le Mars de Monsieur Q. en carré 
avec le Neptune de Madame B.

Elle le trouble sans doute à tel point qu'il emploie toute sa force à la comprendre et à l'impressionner, ce qui n'est cependant pas prometteur. Il risque de gaspiller son énergie à la recherche de ses secrets puisqu'il la trouve très attirante et qu'elle excite son imagination. Elle ne parvient pas à s'habituer à son ardeur ni à son courage et le considère même un peu grossier. Elle ne peut pas accepter non plus son emprise sur leur liaison et son désir de la tirer de ses rêves. Pour que cette relation soit durable, elle devra apprendre à faire confiance à la lucidité de Monsieur Q. tandis qu'il devra tenir compte de sa sensibilité.

Le Jupiter de Monsieur Q. dans la Maison II de Madame B.

Le Jupiter de Monsieur Q. tombant dans la deuxième maison de Madame B., il sera en position de lui apporter un soutien matériel ou des conseils pour augmenter ses ressources. Il l'encouragera à développer un sens des valeurs plus réaliste et sera heureux de la soutenir financièrement si nécessaire. De la même manière, Madame B. pourra prêter de l'argent à Monsieur Q. en toute confiance.

Le Jupiter de Monsieur Q. en trigone 
avec le Jupiter de Madame B.

Ils mènent une vie à deux probablement heureuse dans laquelle ils n'ont, ni l'un ni l'autre, l'intention de se faire des soucis inutiles ou de perdre espoir. Ils ont en général les mêmes convictions et s'ouvrent à leur vision réciproque du monde. Etant indépendants, ils ne s'enchaînent pas et peuvent se débrouiller seuls. Ils reconnaissent tous les deux l'importance d'une relation équilibrée où règne l'égalité.

Le Saturne de Monsieur Q. dans la Maison XI de Madame B.

Le Saturne de Monsieur Q. tombant dans la onzième maison de Madame B., il la conseillera efficacement dans la réalisation de ses projets, s'il la sent capable de fournir les efforts nécessaires et s'il pense que ces projets sont bien-fondés et réalisables.

Une amitié solide pourra découler de ce lien, Madame B.étant mise en demeure de prouver son sérieux. Monsieur Q. pourra mettre à l'épreuve l'amitié de Madame B. à des moments inopportuns, de sorte qu'elle devra faire des concessions pour ne pas le décevoir. Il testera la solidité de leur amitié par des exigences susceptibles de limiter la liberté de Madame B.. En revanche, il sera toujours prêt à mettre son expérience à sa disposition.

Le Saturne de Monsieur Q. en trigone 
avec le Soleil de Madame B.

Monsieur Q. est en mesure d'encourager le développement de la personnalité de Madame B. Il pourra et souhaitera former son caractère, ce qu'elle acceptera. En principe, cet Aspect offre la possibilité d'une bonne entente mutuelle, grâce à laquelle ils pourront apprendre à considérer leur existence commune dans un contexte d'ensemble. Cette prise de conscience devrait permettre de transformer une certaine tendance à des querelles (qui existe dans presque tous les cas) en activités créatives. Ils pourront ainsi s'épanouir et se rapprocheront du bonheur idéal souhaité.

L'Uranus de Monsieur Q. dans la Maison X de Madame B.

L'Uranus de Monsieur Q. tombant dans la neuvième maison du thème de Madame B. et plus particulièrement en conjonction avec le Milieu du Ciel, il aura une influence marquante sur sa carrière, en lui apportant des opportunités d'avancement inattendues ou en l'amenant à remettre en question ses activités et sa façon de parvenir à ses buts.

Monsieur lui semblera erratique, et elle aura l'impression que sa compagnie n'est pas valorisante pour sa réputation.

L'Uranus de Monsieur Q. en trigone 
avec le Mercure de Madame B.

L'individualité de Monsieur Q. a un effet très stimulant sur les pensées de Madame B.. Dans cette relation, elle développera probablement de nombreuses idées nouvelles, le tempérament et l'idéalisme de Monsieur Q. lui apportant beaucoup de joie de vivre. Grâce à elle, il apprendra à employer ingénieusement son énergie et à rechercher un but. Il aime ses facultés intellectuelles tandis qu'elle est fascinée par sa spontanéité. Leur bonne entente spirituelle, sans doute jamais monotone, permettra une liaison durable.

L' Uranus de Monsieur Q. en conjonction 
avec le Saturne de Madame B.

Dans cet Aspect, le traditionalisme et la croyance au progrès s'associent harmonieusement. Il peut changer la conception de la vie de sa partenaire, l'amenant à être plus ouverte et optimiste. Grâce à lui, elle apprend à jeter par-dessus bord un type de comportement dépassé et à adapter ses pensées au monde présent. Il est donc un grand enrichissement dans la vie de Madame B., jusqu'ici sans doute un peu triste et sombre. Elle est animée d'un nouvel élan, prête à prendre le risque de continuer le développement de sa personnalité. En échange, elle apporte à Monsieur Q. la stabilité qui lui manque et lui montre comment réaliser ses idées. Il deviendra aussi plus réaliste et sûr. Ils pourront se compléter parfaitement.

Le Neptune de Monsieur Q. dans la Maison II de Madame B.

Le Neptune Monsieur Q. tombant dans la deuxième maison de Madame B., elle devra faire en sorte de ne pas se laisser influencer par ses conceptions dans le domaine financier. Il lui tiendra un langage d'idéaliste sur la redistribution des biens en faveur des nécessiteux, projet qui s'avérera impraticable à la dure lumière de la réalité. Néanmoins, il testera son aptitude à dénouer les cordons de la bourse et l'incitera à adopter une attitude financière plus généreuse.

Monsieur Q. sera enclin à donner des illusions à Madame B. quant à l'amélioration de sa situation financière ; ses conseils seront susceptibles de lui faire perdre pied et de bouleverser ses prévisions les plus sûres. Elle devra avoir recours à tout son bon sens pour étudier ses suggestions et s'apercevra, finalement, qu'il est plus prudent de les ignorer. Il pourra avoir de bonnes " intuitions " pour lui-même, mais les choses tourneront mal dès qu'il tentera d'en faire bénéficier Madame B.

Le Neptune de Monsieur Q. en carré 
avec la Lune de Madame B.

Ce carré ne leur permettra pas de voir facilement la réalité en face. Ils usent seulement de leurs sentiments pour affronter leurs difficultés, alors ils trouveront rarement des solutions constructives et logiques. Leurs querelles risquent de dépasser les limites qu'il vaudrait mieux respecter. Madame B., en particulier, a l'impression que Monsieur Q. lui cache quelque chose, même si elle ne sait pas vraiment quoi. Il bouleverse son monde affectif sans même, semble-t-il, le remarquer. Ils n'ont probablement pas une image juste l'un de l'autre. S'ils veulent améliorer la situation, ils devront avoir recours à la raison pour aborder leurs problèmes, et être prêts également à accepter des vérités désagréables.

Le Neptune de Monsieur Q. en conjonction 
avec le Jupiter de Madame B.

Ils s'entendent probablement très bien, car il a le don de sentir intuitivement ce que ressent Madame B. Quelques mots seulement lui suffisent pour comprendre comment elle voit le monde et son rôle dans celui-ci, ce qui permettra d'éviter certains conflits. Il l'inspire à la recherche de nouvelles connaissances, et elle est particulièrement heureuse que la vie soit rarement monotone avec lui puisqu'il l'entraîne aussi bien dans ses projets que dans ses rêveries. Elle reconnaît donc l'importance de son partenaire pour sa propre vie. Grâce à cette synthèse de l'imagination et de la recherche de la vérité, ils pourront évoluer ensemble.

Le Pluton de Monsieur Q. dans Maison XI de Madame B.

Le Pluton de Monsieur Q. tombant dans la onzième maison de Madame B., il pourra la mettre en rapport avec des groupes ou des sociétés se consacrant à la promotion d'un idéal. Cette relation l'incitera à réviser en profondeur les raisons qui motivent ses espoirs et ses projets et à redéfinir son attitude par rapport aux divers types d'activités collectives.

Monsieur Q. pourra se sentir impulsivement amené à rechercher l'amitié de Madame B.. Cette relation pourra engendrer une certaine intensité, et cette expérience déterminera, dans une certaine mesure, l'attitude de Madame B. envers tous ses amis.

Quelques références historiques

 

1900 – Allemagne

Le système bismarckien

Grand artisan de l’unification allemande, Otto von Bismarck devint le premier chancelier de l’Empire. Au cours des vingt ans qui suivirent, il mit en place une série d’alliances destinées à protéger l’unification politique de l’Allemagne. Pour isoler diplomatiquement la France et édifier un rempart contre les progrès de la démocratie et du socialisme, il établit l’Entente des trois empereurs, signée en 1872 entre l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et la Russie, renouvelée en 1884, ainsi que la Triple-Alliance, conclue en 1882 entre l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie. Afin de maintenir l’équilibre européen, il arbitra la question des Balkans au congrès de Berlin (1878), puis les rivalités coloniales au congrès de Berlin de 1884.

La position extérieure de l’Allemagne wilhemienne était assurée par sa puissance militaire, industrielle, commerciale et démographique. Bismarck encouragea la révolution industrielle. La métallurgie de transformation et les industries chimiques se développèrent, à l’abri de barrières protectionnistes après 1873. La houille et l’acier de la Ruhr, de la Sarre et de la Silésie firent de l’Allemagne une grande puissance industrielle. Les industriels allemands, soutenus par les banques, édifièrent de puissants Konzern. Les voies de communication connurent également un essor important, passant de 20 000 km de voies ferrées en 1870 à 50 000 km en 1900. Entre 1870 et 1900, l’Allemagne gagna 15 millions d’habitants pour atteindre un total de 56 millions. Dès 1910, la population urbaine dépassait la population rurale, vingt-quatre ans avant la France.

La majorité de la population demeurait exclue de la vie politique. Bismarck et l’empereur n’avaient accepté que le Reichstag soit élu au suffrage universel que pour faire contrepoids au particularisme des vingt-cinq États. Le chancelier n’était responsable que devant l’empereur.

Bismarck, cependant, dut tenir compte de l’évolution politique. En 1872, inquiet de la progression du Zentrum, créé en 1871 pour défendre les intérêts des 15 millions de catholiques face à l’hégémonie de la Prusse protestante, il lança le Kulturkampf («!combat pour la civilisation!»), conflit qui opposa l’Église catholique romaine et l’Empire allemand entre 1871 et 1883. Le conflit s’apaisa à partir de 1879. Toutefois, Bismarck n’était pas parvenu à affaiblir le Zentrum, dont il avait désormais besoin contre les socialistes, unis depuis 1875 au sein du Parti social-démocrate dominé par les disciples de Karl Marx.

Prétextant des attentats contre l’empereur, Bismarck fit adopter, en 1878, des lois d’exception interdisant le Parti socialiste, reconduites jusqu’en 1890. Dans le même temps, il créa le premier système d’assurances sociales destiné à préserver les revenus des ouvriers en cas de maladie, d’accident du travail, d’invalidité et de vieillesse, afin de les détourner du socialisme.

Cette politique fut un échec. En 1890, Guillaume II (1888-1918), successeur de Guillaume Ier, renvoya soudainement Bismarck et décida d’abolir les lois d’exception. Les sociaux-démocrates connurent alors une progression électorale constante. En 1912, ils obtinrent la plus large représentation au Reichstag, avec 35 p. 100 des suffrages. Bismarck échoua également dans sa politique de germanisation des minorités sur les frontières orientales et surtout en Alsace-Lorraine, terre d’Empire depuis 1871.

Guerre des Tranchées

Expression désignant, pendant la Première Guerre mondiale, la guerre de position (par opposition à la guerre de mouvement), dans laquelle les armées demeuraient retranchées derrière des positions fortifiées et enterrées!; cette expression désigne également l’ensemble des combats qui se déroulèrent du sud-est des côtes belges aux montagnes des Vosges, en passant par le nord de la France.

Immobilisation des fronts

Lors du déclenchement de la guerre en août et à la mi-novembre 1914, les belligérants adoptèrent des stratégies totalement différentes : la France mit au point une importante défense à l’est, tandis que l’Allemagne envisageait une rapide invasion de la Belgique, suivie d’une attaque de la France par le nord. Le plan allemand s’avéra le plus efficace : après la bataille des Ardennes (22 août 1914), l’armée française dut reculer pour éviter de se retrouver encerclée. Mais la bataille de la Marne (du 6 au 13 septembre 1914) permit aux hommes du maréchal Joffre de redresser la situation et de repousser les allemands jusqu’à l’Aisne.

Les forces des deux côtés étaient épuisées, et une guerre de position s’installa, nourrie d’offensives et de contre-offensives, connue sous le nom de «!course à la mer!», chacune des deux armées essayant de trouver une ouverture pour encercler l’autre par le nord. À l’issue de la principale de ces offensives, lors des batailles d’Ypres (octobre-novembre 1914), les deux camps atteignirent Nieuport et se retrouvèrent face à face, sur un front courant de la mer du Nord à la Suisse (restée neutre). La guerre d’usure s’installa.

À la fin de l’année 1914, des lignes de tranchées furent creusées sur quelque 600 km, la zone entre les deux lignes ennemies («!no man’s land!») variant de quelques dizaines de mètres à 1 km ou plus. La ligne de front s’étendait alors sur un axe nord-sud, de la côte de la mer du Nord à Compiègne sur l’Oise, descendant vers l’est en direction de Verdun, puis serpentant vers le sud-est jusqu’à la frontière suisse. Les Allemands s’étaient rendus maîtres d’une grande zone dans le nord de la France, à portée d’objectifs stratégiques (ports de la Manche, Amiens et surtout Paris). Les troupes françaises, amputées d’un grand nombre d’hommes, étaient à bout de forces.

Vie et mort dans les tranchées

Les tranchées ne tardèrent pas à devenir de plus en plus profondes et élaborées tandis que la guerre s’enlisait. Elles constituaient un réseau de deux ou trois lignes parallèles de chaque côté, la « !première ligne!», au contact avec le no man’s land, étant reliée aux deuxième et troisième lignes par des boyaux où transitaient munitions, provisions et relèves. Quand une attaque avait réussi, la première ligne des vaincus devenait la première ligne des vainqueurs, qui transformaient en deuxième ligne leur ancienne première ligne!; ce va-et-vient terrible dura près de trois ans.

Les tranchées atteignaient en général 2 m de profondeur!; les plus élaborées étaient étayées par des planches de bois. Face à l’ennemi, elles étaient protégées par un parapet, sorte de bourrelet de terre ou de sacs de sable destiné à amortir les tirs adverses!; vers l’arrière, un autre bourrelet, nommé parados, devait éviter aux soldats de recevoir les éclats des obus tombés en arrière de la tranchée. Des casemates étaient creusées sous la terre, soutenues par des piliers de bois : elles étaient le lieu de repos des soldats. La première ligne, directement au contact de l’ennemi, était renforcée par une barrière de barbelés étayés par des tréteaux : les « chevaux de frise ».

La stratégie des tranchées, ce face à face interrompu par de brutales et meurtrières offensives, nécessita une adaptation qui transforma radicalement les techniques de la guerre. Aux uniformes traditionnels furent substituées des tenues moins aisément repérables que le fameux «!pantalon garance!» des Français ou le non moins fameux casque à pointe des Allemands : le « bleu horizon » et le « vert de gris » devinrent les couleurs emblématiques des soldats de part et d’autre. Des canons à tir courbe, les crapouillots, dont les projectiles pouvaient pénétrer dans les tranchées furent mis au point. Dès 1915, les premiers essais de gaz asphyxiants furent réalisés par les Allemands à Ypres (d’où le nom d’ypérite donné à ce gaz connu aussi sous le nom de gaz moutarde) : bientôt tous les soldats redoutèrent les alertes aux gaz et portèrent toujours sur eux les masques à gaz, protection dont l’efficacité demeurait aléatoire.

Outre le pilonnage incessant des tranchées adverses, la tactique fondamentale jusqu’à la fin de 1916 demeura l’offensive de masse, plusieurs dizaines de milliers de soldats étant alors lancés à l’assaut de la première ligne ennemie. Les progrès étaient d’autant plus minces que les bilans étaient terrifiants : le général Nivelle se rendit ainsi tristement célèbre pour les lamentables tentatives de percée d’avril et mai 1917 sur le Chemin des Dames.

La vie dans les tranchées se caractérisait par une précarité extrême!; le surnom de « poilu » bientôt donné aux combattants français traduit l’absolue absence d’hygiène durant les trois semaines où ils étaient en première ligne. Les puces qui répandaient la dysenterie, les rats, la vermine et la boue firent probablement autant de victimes que les armes. Cette épreuve entraîna, jusqu’au niveau des colonels dans l’armée française, une mortalité terrible et un renouvellement extrêmement rapide des cadres. Elle marqua profondément les esprits et toute la littérature d’après-guerre, de Roger Martin du Gard à Louis-Ferdinand Céline en passant par Guillaume Apollinaire, Henri Barbusse, Roland Dorgelès ou Erich Maria Remarque, est imprégnée par l’horreur des tranchées.

Les combats ne se déroulèrent cependant pas sur l’ensemble de la ligne de front pendant toute la durée de la guerre!; certaines zones, notamment les régions montagneuses proches de la Suisse, restèrent relativement calmes la plupart du temps, tandis que d’autres, dont la Somme, connurent des batailles d’une grande ampleur.

…La guerre des Tranchées constitua l’aspect le plus marquant et le plus tragique du premier conflit mondial. Elle laissa ses survivants affolés à la seule idée d’un nouveau conflit, convaincus de la nécessité absolue de préserver la paix à tout prix. Le pacifisme des années 1930 plonge ses racines dans la boue des tranchées. Les aspects les plus répugnants de cette guerre, révélés tardivement par les témoins après avoir été soigneusement dissimulés à l’opinion publique par le «!bourrage de crâne!», mirent en évidence le retour à la barbarie et l’absurdité des raisons qui avaient conduit à cette boucherie : de ce choc naquit aussi, dans l’entre-deux-guerres, la révolution surréaliste…

1 780 – Autriche

Léopold II
(1747-1792)

Empereur germanique de 1790 à 1792, fils de l'empereur François Ier et de Marie-Thérèse. Il devint, à la mort de son père, en 1765, grand-duc de Toscane. Adepte de la philosophie des Lumières, il réforma le gouvernement du grand-duché, démantela les institutions féodales et rationalisa les impôts et les finances. En 1790, il succéda à son frère Joseph II à la tête de l'Empire et dut faire face à une situation politique troublée : insurrection des Pays-Bas autrichiens, révolution de Liège, guerre avec la Turquie (à laquelle il mit fin par le traité de Sistova). Par ailleurs, la Révolution française venait d'éclater!; par sa déclaration de Pillnitz (1791), il engagea les souverains d'Europe à soutenir la royauté française (il est le frère de Marie-Antoinette), et forma, en 1792, une alliance militaire contre la France avec la Prusse. Son fils, François II, lui succéda.

Marie-Antoinette
(1755-1793)

Reine de France, épouse de Louis XVI, dont l'impopularité contribua à discréditer la monarchie dans la période précédant la Révolution française.

Née à Vienne, l'archiduchesse Marie-Antoinette était la fille de l'empereur François Ier et de l'impératrice Marie-Thérèse. Son mariage (1770) avec le dauphin Louis, héritier du trône de France, était destiné à renforcer les liens entre la France et la dynastie de ses parents, les Habsbourgs d'Autriche. De cette union naquirent une fille et deux fils. Sa qualité d'étrangère, son attachement constant aux intérêts de l'Autriche, sa prodigalité, ses infidélités supposées contribuèrent à la rendre impopulaire. Son implication involontaire dans l'affaire du Collier (1785) acheva de ruiner son crédit.

Dans la période qui suivit le déclenchement de la Révolution en 1789, Marie-Antoinette rejoignit le camp des intransigeants qui s'opposaient à tout compromis avec les révolutionnaires modérés, notamment La Fayette et Mirabeau, et poussa le roi à demander l'aide de son frère, l'empereur Léopold II. Après l'échec de la fuite à Varennes (juin 1791), le roi et la reine furent emprisonnés. En 1792, la monarchie fut abolie et Louis XVI fut exécuté le 21 janvier 1793. Transférée au Temple, séparée de ses enfants, elle fut jugée par le tribunal révolutionnaire. Condamnée à mort pour trahison, elle fut guillotinée à Paris le 16 octobre 1793.

Bataille de Valmy

Première victoire de la République française sur les troupes prussiennes (20 septembre 1792) pendant la Révolution.

La bataille de Valmy dura toute la journée du 20 septembre. Il s'agissait pour Dumouriez, qui commandait les troupes françaises, de couper l'armée prussienne du duc de Brunswick de ses arrières et de le forcer ainsi à la retraite. Les Prussiens, depuis quelques semaines, étaient en butte à une guérilla rurale incessante et à une épidémie de dysenterie!; mais le massif de l'Argonne passé, plus aucun obstacle naturel ne devait les freiner avant Paris. L'enjeu de la bataille était donc bel et bien la survie du gouvernement révolutionnaire.

Dumouriez avait placé ses troupes pour verrouiller tous les passages de l'Argonne!; le combat, après que les Prussiens eurent fait sauter le verrou de la Croix-aux-Bois, se concentra sur le passage des Islettes qui aurait permis à Brunswik de reprendre le contact avec ses arrières. Les Prussiens chargèrent à quatre reprises. En face, Kellermann sut insuffler aux soldats — volontaires et soldats des régiments anciens — le courage de tenir face à une canonnade nourrie, mais rendue moins meurtrière par la pluie. Surpris, Brunswik finit par ordonner la retraite.

La défaite n'était pas, loin s'en faut, totale et la retraite se fit en bon ordre. L'importance de Valmy se situait sur d'autres plans. D'une part, Valmy prouvait que cette armée de bric et de broc, misérable et mal équipée, où cohabitaient volontaires, fédérés et soldats de l'Ancien Régime, était unie et solidaire pour soutenir la Révolution. D'autre part, elle mettait un terme à la série de défaites qui avaient ponctué jusqu'alors la guerre déclenchée le 20 avril 1792. Enfin, elle permit à la Ire République, décrétée le lendemain, de naître sous les auspices favorables d'une victoire militaire. Le chant des Marseillais, entonné par les soldats sous les canons prussiens, le moulin de Valmy où ils avaient résisté, le chapeau levé sur son sabre par Kellermann sont autant d'images symboliques qui allaient permettre de faire entrer Valmy dans la légende républicaine.

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1 520 – Italie

Michelangelo dit Michel-Ange 

Sculpteur, peintre, architecte et poète italien (Caprese, près d'Arezzo, 1475 - Rome 1564).

Il est peu d'artistes de la Renaissance à propos desquels on soit aussi bien informé, grâce à la biographie-fleuve que lui a consacrée son compatriote Vasari dans ses Vies (1550). Le jeune Buonarroti fréquente, à Florence, le très prospère atelier de Ghirlandaio et l'" école " du jardin de Saint-Marc de Laurent le Magnifique, où il peut se familiariser avec les antiques. Très tôt, il est introduit dans le cercle humaniste des néoplatoniciens. L'une de ses premières oeuvres est la Vierge à l'escalier (marbre, v. 1490-1492, Florence, Casa Buonarroti), au relief peu prononcé (schiacciato), qui montre son assimilation de la manière de Donatello. Son intelligence de l'antique se manifeste dans le fougueux relief du Combat des Centaures et des Lapithes (marbre, 1492, ibid.). À Bologne, pour l'église S. Domenico, il sculpte, pour compléter l'Arc de saint Dominique, de Niccolò dell'Arca, trois petites statues en ronde bosse témoignant de son admiration pour les reliefs de Jacopo della Quercia à la cathédrale de Bologne.

Buonarroti est à Rome en 1496 où il sculpte plusieurs oeuvres et se voit honoré d'une commande en 1498, la fameuse Pietà, premier chef-d'oeuvre monumental de l'artiste (Rome, Saint-Pierre), unanimement loué et qui frappe par son raffinement et la grâce adolescente de la Vierge, tout comme la Madone de Bruges (1506, Bruges, église Notre-Dame).

David et le Tondo Doni

Michel-Ange retourne à Florence, où la fougueuse prédication de Savonarole - qui a pris le pouvoir avant d'être excommunié, puis brûlé en 1498 - a alourdi le climat, les Médicis ayant été chassés de la ville. Il signe en 1501 le contrat pour le David, érigé en 1504 place de la Seigneurie (Florence, Académie ; copie in situ), exprimant le haut idéal moral de la cité toscane redevenue pour un temps un brillant foyer culturel où le célèbre Léonard a exposé en 1501 le carton de la Vierge à l'Enfant avec sainte Anne et saint Jean-Baptiste (Londres, National Gallery). Les deux artistes, qui ne s'aiment guère, se confrontent pour le décor à fresque de la salle du Conseil du Palazzo Vecchio, Michel-Ange avec le carton de la Bataille de Cascina, son rival avec celui de la Bataille d'Anghiari. Les oeuvres ne seront pas exécutées ; en 1506, Léonard a regagné Milan. C'est à cette époque que Michel-Ange achève la Sainte Famille avec saint Jean-Baptiste enfant, le fameux Tondo Doni (v. 1504-1506), seule peinture de chevalet de l'artiste aujourd'hui conservée (en dehors de deux oeuvres conservées à la National Gallery de Londres à l'attribution incertaine et contestée). Le fond de cette composition pyramidale avec ses nus insolites annonce les travaux de la chapelle Sixtine.

La chapelle Sixtine et la " tragédie du tombeau "

La renommée de Michel-Ange le fait appeler à Rome par le nouveau pape, Jules II (1503-1513), qui lui confie l'exécution de son tombeau. Ce devait être un monument grandiose, sans équivalent : les quatre faces de l'immense édicule au centre duquel aurait été placé le sarcophage devaient comporter une quarantaine de statues. Les changements de programme réduiront à néant les efforts de l'artiste, qui passa des mois à choisir ses blocs de marbre à Carrare et des années à les sculpter et à remodeler le projet. Ce n'est qu'en 1545 que prendra fin, selon l'expression de Michel-Ange, " la tragédie du tombeau ", avec celui, édulcoré, de Saint-Pierre-aux-Liens à Rome. Parmi les oeuvres capitales de ce monument restent la statue de Moïse (Saint-Pierre-aux-Liens), les Esclaves inachevés du Louvre (1513-1515) et la saisissante Victoire, élancée en spirale, annonçant le maniérisme (1532 ?, Florence, Palazzo Vecchio). En 1508, les brouilles liées au tombeau étant pour un temps oubliées, Michel-Ange entreprend la décoration à fresque de la chapelle Sixtine, en illustrant le livre de la Genèse. La partition de l'espace est complexe : la partie centrale de la voûte comporte cinq scènes (La Création de la femme, L'Ivresse de Noé) entourées chacune de quatre ignudi (les célèbres nus) ; entre ces scènes s'intercalent quatre compositions plus vastes (La Création de l'homme). L'ensemble, déjà démesuré, est ceinturé par les Prophètes et les Sibylles, encadrés de pilastres peints en grisaille et en trompe l'oeil. Ouverte au public en 1512, la chapelle n'a cessé de susciter l'admiration. La restauration des fresques, achevée en 1990, a rendu l'ensemble encore plus saisissant en restituant l'audace de la palette et la vivacité des couleurs.

Florence et les tombeaux médicéens

Jean de Médicis, élu pape sous le nom de Léon X (1513-1521), confie à Michel-Ange la réalisation de la façade de San Lorenzo à Florence, qui ne verra jamais le jour (esquisse en bois, Casa Buonarroti), et l'édification de la chapelle des Médicis. L'oeuvre s'éloigne de la stricte sobriété de l'Ancienne Sacristie de Brunelleschi et de Donatello, qui lui est symétrique. Une coupole couronne l'édifice de plan carré rythmé sur deux niveaux par un jeu puissant de pilastres, de niches, de fenêtres surmontées de frontons, de lunettes, le tout conférant à l'ensemble un aspect un peu pesant. Les deux tombeaux de Julien, duc de Nemours, et de Laurent II, duc d'Urbino, sont ornés de figures allégoriques allongées dos à dos sur les sarcophages adossés aux murs ; certaines, La Nuit et L'Aurore, sont inachevées. Les statues des défunts, assis et songeurs, sont placées dans les niches. Les travaux pour la bibliothèque Laurentienne et son célèbre escalier débutent en 1524, et ne seront achevés qu'après 1550 par Vasari et Ammannati.

Les derniers travaux romains

Après le sac de Rome en 1527 et le siège de Florence, Michel-Ange est appelé au Vatican par le nouveau pape Paul III (1534-1549) et peint le Jugement dernier, marqué par la terribilità de ses foisonnantes figures. Mais les temps ont changé et l'oeuvre ne connaît pas l'accueil de la voûte de la Sixtine. Quelques années plus tard, Daniele da Volterra, l'un des meilleurs disciples de Michel-Ange, est chargé de masquer plusieurs nus jugés incompatibles avec l'esprit de la Contre-Réforme, et le concile de Trente s'ouvre en 1545. Michel-Ange peint aussi les fresques de la chapelle Pauline au Vatican.

Dès 1490, Michel-Ange fut lié aux humanistes florentins Politien et Marsile Ficin, et ses premiers poèmes datent du tout début du siècle. Après son installation à Rome, il est profondément marqué par une double passion, celle qu'il éprouve pour le jeune patricien Tommaso Cavalieri et celle, toute spirituelle, qu'il voue à la poétesse Vittoria Colonna, marquise d'Avalos et inspiratrice d'un cercle de religiosité néoplatonicienne. Cette expérience de l'amour sublime lui inspirera sonnets et poèmes, et une douloureuse réflexion sur la mort. Celle-ci trouvera aussi son expression dans ses sculptures ultimes, dont la Pietà de Palestrina (1553-1555, Florence, Académie) et la Pietà Rondanini (Milan, Castello Sforzesco), inachevée, où la beauté tant célébrée paraît n'être plus que l'étreinte des corps souffrants, sont les plus bouleversants exemples. Michel-Ange déploie à la fin de sa vie une intense activité dans le domaine de l'architecture et assure, à la mort d'Antonio da Sangallo, la direction du chantier de Saint-Pierre et l'édification de la coupole (achevée bien après sa mort et modifiée) ; il dote le palais Farnèse d'une corniche puissante, restructure les thermes de Dioclétien (église Santa Maria degli Angeli), aménage la place du Capitole, dont les travaux seront achevés par Giacomo Della Porta. La publication de sa biographie par Vasari a également contribué à la gloire de l'artiste, qui aura de grandioses funérailles à Santa Croce, à Florence. C'est là, parmi les grands hommes de l'Italie, que repose ce génie saturnien et solitaire.

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600 – Pays-Bas

Histoire

Au Ier siècle av. J.-C., les légions de Jules César conquirent la région qui correspond aux actuels Pays-Bas où vivaient Bataves et Frisons, des peuples germains et celtes. Les Romains fondèrent plusieurs cités (Traictum, aujourd’hui Utrecht, ou Noviomagus, aujourd’hui Nimègue), avant de se retirer sur le Rhin sous la pression des Barbares. La chute de l’Empire, au Ve siècle, annihila complètement l’œuvre romaine : les Francs Saliens envahirent le sud du pays et les Saxons s’installèrent à l’est.

Saxons

Peuple germanique qui a participé à l’invasion de la Grande-Bretagne au Ve siècle.

Mentionnés pour la première fois au IIe siècle par l’astronome, mathématicien et géographe grec Ptolémée, les Saxons seraient sans doute originaires du sud de la péninsule du Jutland. Sous l’appellation de Saxons, se distinguent quatre principales tribus : les Nordalbingiens au nord de l’Allemagne, les Westphaliens à l’ouest, les Ostphaliens à l’est et les Angariens sur la Weser.

Excellents navigateurs, les Saxons pratiquent la piraterie dans la mer du Nord, la Manche et l’Atlantique. Aux IIIe et IVe siècles, différentes tribus se déplacent vers le sud dans la région de la Weser où ils se heurtent aux Chauens et aux Angrivariques, tribus germaniques qu’ils soumettent et absorbent. Dans la seconde moitié du IVe siècle, ils envahissent le territoire romain!; à la fin du VIe siècle, toute la Germanie est devenue saxonne.

À partir du Ve siècle, des Saxons s’implantent en Bretagne (actuelle Angleterre), où ils sont rejoints par d’autres peuples germaniques, notamment les Angles et les Jutes. La conquête anglo-saxonne de l’Angleterre est pratiquement achevée au début du VIIe siècle…

200 avant JC - Macédoine

…Au cours des IIIe et IIe siècles av. J.-C., Rome fut impliquée dans un conflit avec la Macédoine pour la domination de la mer Égée, conflit connu sous le nom de guerres macédoniennes. Du côté macédonien, les deux premières guerres furent dirigées par Philippe V, qui fut finalement vaincu en 197 av. J.-C. Avec l'aide des États grecs méridionaux, les Romains se tournèrent alors contre le roi de Syrie Antiochos III, qu'ils battirent à Magnésie en 190 av. J.-C. et qui dut rendre ses possessions en Europe et en Asie Mineure. Le fils et successeur de Philippe, Persée (v. 212-v. 166 av. J.-C.), continua à résister aux Romains, ce qui provoqua la troisième et dernière guerre macédonienne. En 168 av. J.-C., son armée fut mise en déroute à Pydna par le général Lucius Aemilius Paullus (v. 229-v. 160 av. J.-C.). La Macédoine devint une province romaine en 146 av. J.-C. La même année, une ultime révolte de la Ligue achéenne dirigée contre Rome provoqua la prise et la destruction de Corinthe…

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800 avant JC - Égypte

La fin de l'Égypte pharaonique

Dite aussi époque éthiopienne, la " troisième période intermédiaire " correspond à une longue décadence de sept siècles. Depuis le règne de Ramsès II, son fondateur, les pharaons résident dans la nouvelle capitale du Nord, Pi-Ramsès (Tanis ), pour mieux veiller aux frontières. Au sud, les prêtres d'Amon se comportent en princes indépendants et vont jusqu'à s'octroyer des prérogatives royales. Un double pouvoir s'institue ainsi, même si le pharaon reste le suzerain du Sud. Le prince libyen Chéchanq Ier , fondateur de la XXIIe dynastie, entreprend une expédition contre Israël après la mort de Salomon (v. 927 av. J‑C..

Cependant la dynastie libyenne ne parvient pas à restaurer l'unité de l'Égypte, qui se morcelle à nouveau au cours du IXe siècle av. J.-C. Réunifiée par la XXVe dynastie, dite éthiopienne, au VIIIe siècle, le pays est conquis par Assurbanipal (675-666 av. J.-C.). Mais, dès 663, un prince installé dans le delta du Nil, à Saïs, chasse les Assyriens d'Égypte et se proclame pharaon sous le nom de Psammétique Ier (663-610 av. J.-C.). Il rétablit l'unité du pays et ouvre le commerce aux navigateurs grecs. Son successeur, Néchao II (610-594 av. J.-C.), bat à Megiddo Josias , roi de Juda, allié aux Babyloniens, soumet la Syrie, creuse le canal du Nil à la mer Rouge, avant d'être vaincu par le futur fondateur du nouvel empire de Babylone , Nabuchodonosor II , à Karkemish (605 av. J.-C.). Ses successeurs parviennent toutefois à maintenir l'indépendance de l'Égypte, malgré la mainmise croissante des marchands grecs sur l'économie du pays…

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Imhotep

On trouve parfois, dans les vitrines des musées, la statuette en bronze d'un homme assis, déroulant un papyrus posé sur ses genou, raide et austère comme un personnage des anciens temps : c'est Imhotep, le sage divinisé. Sa vie et ses oeuvres nous sont mal connues; nous savons qu'il fut conseiller du roi Djéser (IIIe dynastie, vers 2800 av. JC) et, sans doute, l'initiateur de cette admirable architecture de pierre qui vint subitement, sur le plateau de Saqqara, remplacer les constructions de brique et de bois des temps antérieurs. Au moins une tradition tenace, encore vivante à l'époque persane et sous les Ptolémées, fait-elle de lui le lointain patron des maîtres d’œuvre Pourtant ce n'est pas cette invention, si riche de conséquences, ni même le renom de sagesse que lui accorde la tradition littéraire, qui amena Imhotep au rang de dieux : les livres qu'il écrivit ont disparu, ainsi que son tombeau, et les quelques gouttes d'eau que les scribes versaient de leur godet, avant de commencer leurs écritures, en l'honneur du vieil écrivain, n'étaient encore qu'un hommage de disciple, et non la libation d'un adorateur. C'est, curieusement, en tant que guérisseur que la Basse Époque lui a voué un culte, et sa chapelle de Saqqara, appelée Asklépiéion par les Grecs, sanatorium vers lequel affluèrent les éclopés de l' Égypte entière. Sa faveur s'était du reste diffusée à travers le pays et nous trouvons des édifices à son nom dans les divers temples de la région thébaine (Karnak, Deir el-Bahari, Deir el-Médineh) et jusque dans l’île de Philae, où Ptolémée V lui édifia une chapelle. Son renom était grand, autant chez les grecs, qui l’appelaient Imouthès, que chez les Égyptiens, et l’on a retrouvé des livres de propagande qui publiaient ces guérisons miraculeuses.

Dictionnaire de la Civilisation Égyptienne

1 100 avant JC - Babylonie

Babylonie

(en vieux babylonien Bab-ilum, «!porte du dieu!»!; en vieux persan Babirush), antique royaume de Mésopotamie, appelé à l'origine Sumer puis Sumer et Akkad, situé entre le Tigre et l'Euphrate, au sud de l'actuelle Bagdad, en Irak.

Les Kassites et la IIe dynastie d'Isin

Au cours du règne d'Hammourabi puis de son fils Samsu-Iluna (roi de 1750 env. à 1712 av. J.-C.), la civilisation babylonienne atteignit l'apogée de son développement culturel et de sa puissance politique. Certaines des villes de Babylonie les plus importantes commencèrent toutefois à réclamer leur indépendance et, sous le règne de Samsu-Iluna, les Kassites envahirent le pays. Même si Samsu-Iluna réussit à les repousser, ils pénétrèrent néanmoins en Babylonie durant les siècles suivants. Samsu-Iluna devait également compter avec le chef rebelle Iluma-Ilum, qui fonda une dynastie dans la province méridionale de la Babylonie, bordant le golfe Persique, communément appelée le pays de la Mer. Sous les successeurs de Samsu-Iluna, la Babylonie subit un important déclin. Lorsqu'en 1595 av. J.-C. une armée hittite pilla Babylone et emmena des prisonniers jusque dans la lointaine Anatolie, le royaume sombra dans l'anarchie. Pour un court moment, la Babylonie tomba sous la domination de la dynastie du pays de la Mer. Vers le milieu du XVIe siècle av. J.-C., le souverain kassite Agoum (roi v. 1570 av. J.-C.) s'empara de la Babylonie et étendit son territoire de l'Euphrate aux monts Zagros. Sous les rois kassites, la Babylonie retrouva sa puissance et pouvait, au début du XVe siècle av. J.-C., être comparée à l'Égypte, au Mitanni et à l'empire hittite. Toutefois, au début du XIVe siècle av. J.-C., les Assyriens cherchèrent à la contrôler politiquement. Ils y parvinrent finalement, et la Babylonie était si affaiblie qu'elle tomba aux mains des Élamites qui l'envahirent par l'est, déposèrent son roi kassite et la vassalisèrent. Une révolte éclata en Babylonie centrale et méridionale, et une nouvelle dynastie, appelée la IIe dynastie d'Isin, fut instaurée. À la fin du XIIe siècle av. J.-C., Nabuchodonosor Ier (roi de v. 1125 à 1103 av. J.-C.), l'un des rois d'Isin, battit les Élamites et attaqua l'Assyrie. Peu de temps après, d'importants groupes de nomades araméens migrèrent vers la Babylonie qui, pendant deux siècles environ, sombra dans le chaos politique.

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