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Lecture de vie 
faite pour une femme de 74ans en 2016 

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Votre vie antérieure

Vous avez eu 18 vies en homme et 20 en femme [1].

La vie qui influence le plus votre vie actuelle est une vie passée dans les années 1720 en France.

Vous étiez un homme qui venait de l'Est de l’Europe. Vous faisiez partie de la cour du roi déchu de Pologne, Stanislas Leczinski, mais vous n'en étiez pas proche, vous étiez juste à son service en tant que maître de musique de sa fille Marie et de ses dames. Vous n'aviez pas de titre de noblesse, mais vous étiez un bon musicien et ainsi égayez-vous les soirées de la petite cour de Wissembourg.

Le régent, Philippe d’Orléans, vint rendre visite à votre roi et il apprécia tout particulièrement vos talents et aussi la beauté de certaines des suivantes de Marie. Il demanda donc au roi Stanislas de le laisser vous emmener en France avec lui, ainsi que vos élèves les plus douées pour distraire sa femme qui vivait un peu à l’écart du monde. Stanislas n’avait rien à lui refuser, d’autant que l’idée d’un mariage de sa fille, Marie Leczinska, avec le petit roi de France avait été évoquée. Pour l’heure le roi était trop jeune, mais leurs fiançailles étaient déjà planifiées en secret.

Arrivé à Paris, vous avez également donné des leçons à des jeunes filles, qui étaient au service de la Duchesse d’Orléans. Vous n'avez pas aimé l'ambiance de la cour sur laquelle régnait le régent en attendant que le petit roi Louis XV monte sur le trône. Tout de suite, le climat que vous avez trouvée au Palais Royal, vous parut licencieuse, débauchée. Vous étiez un fervent catholique et toutes ces orgies dont vous entendiez parler vous choquaient profondément. Vous vous avez tout de suite pris le parti des dévots, Le petit roi même faisait déjà l’objet de ragots, car bien que très jeune, il était sous le coupe du duc d'Orléans et il n'y avait donc pas grand-chose à attendre de lui. Finalement vous vous êtes enfermé dans une bulle avec les Polonais qui étaient arrivés en même temps que vous.

Heureusement la plupart du temps le régent et sa clique demeuraient à Paris et un semblant d'ordre moral pouvait subsister chez la Duchesse d’Orléans qui, elle, résidait dans un petit château en dehors de Paris. Dans ses salons, vous avez fait des connaissances des gens qui étaient d'un autre siècle, ayant connu le roi Louis XIV, alors qu'il avait institué à sa cour une ère de dévotion sous l'égide de Mme de Maintenon. Il ne s'agissait bien entendu pas de jeunes gens, mais des personnes d'un certain âge très austères.

Peu à peu, votre talent de musicien, vous jouiez de clavecin, de la du violon, vous ont fait apprécier de tous. Vous avez été invité à jouer à l'Ecole de Saint-Cyr, qu'avait fondée Mme de Maintenon, où des jeunes filles nobles, mais pauvres étaient éduquées. Vous y êtes souvent allé et vous avez fait la connaissance d'une jeune fille, qui vous parut pleine de grâces et de vertus. Vous en êtes tombé amoureux et votre vœu le plus cher était de l'épouser, mais vous n'étiez pas noble, ni riche et la chose s'avérait peu possible.

Vous en avez parlé à certains de vos amis qui vous encouragèrent à la courtiser, vous promettant leurs aides pour convaincre Madame de Maintenon de vous permettre de l'épouser. Mais les mois passaient et rien ne changeait, mais à force de lui faire votre cour, la passion augmentait entre vous et finalement, malgré toutes les bonnes résolutions que vous aviez tous deux prises, vous avez succombé et vous êtes devenus amants ; non sans se repentir après devant Dieu, mais en recommençant dès que l’occasion s’en présentait. Vous vous étiez juré de n’être à jamais l'un qu'à l'autre et pour vous, vous étiez unis devant Dieu.

Mais le sort allait en décider autrement, Madame de Maintenon étant morte, cette jeune fille passait alors sous la protection de la duchesse d'Orléans, qui décida de l’envoyer au Palais Royal, pour faire son entrée dans le monde, en tant que demoiselle de compagnie d’une de ses filles. Et votre bien-aimée se trouva plongée dans la vie licencieuse que vous détestiez tant. Non seulement vous ne la voyez presque plus, mais vous vous inquiétez de ce qui pourrait lui arriver dans l'entourage du régent, même s’il ne vivait que peu avec sa femme, mais qui pourrait peut-être rencontrer « votre fiancée ». Et c'est ce qui arriva, c'est le cardinal Dubois qui la remarqua et qui, sous couvert de sa position d’ecclésiastique, lui proposa de devenir son confesseur. Elle n’y vit pas malice et c'est ainsi qu'elle se retrouva conviée dans des soupers où les mœurs étaient très libres.

 Elle s'en ouvrit à la duchesse d'Orléans, qui lui répondit de ne pas s'inquiéter, qu'il n'y avait point de mal dans ces dîners, qui n'étaient que des amusements. En bref, votre bien-aimée se trouva mêlé avec les convives qui lui firent bien des avances, qu'elle refusa, tout en étant néanmoins tentée. Tout lui semblait n'être que plaisirs et splendeurs, et une nuit, dans un bal masqué, elle s'abandonna à un des seigneurs, si charmant et si charmeur.

Des lors, ce fut pour elle la descente aux enfers, vous n'aviez plus de nouvelles d'elle depuis longtemps, aussi êtes-vous venu à Paris pour la voir, mais elle vous fit répondre qu'elle n'était plus disponible pour vous. Elle était devenue la maîtresse d'un riche seigneur, ami du duc d'Orléans, qu'il l’entretenait somptueusement. Vous avez voulu d'abord vous tuer, puis vous avez pensé que votre mort ne servirait à rien, alors vous avez décidé de la tuer pour sauver son âme, en mettant fin à ses pêchés.

C'est ce que vous avez fait, et vous avez été arrêté sans résistance, jeté en prison et exécuté, mais c'est bien ainsi vous aviez envisagé la suite des choses. Cela avait l’avantage de vous éviter de devoir vous-même mettre un terme à votre vie, ce qui aurait contraire aux lois de l‘Eglise.

[1] Ce qui est un nombre remarquable et au-dessus de la moyenne

 

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Quelques références historiques

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Dans les années 1720- France

 

Louis XV dit le « Bien-Aimé », né à Versailles le 15 février 1710 et mort le 10 mai 1774 dans la même ville, est un roi de France et de Navarre. Membre de la Maison de Bourbon, il règne sur le royaume de France du 1er septembre 1715 au 10 mai 1774.

Orphelin à l'âge de 2 ans, duc d'Anjou puis dauphin de France du 8 mars 1712 au 1er septembre 1715, il succède à son arrière-grand-père Louis XIV à l'âge de cinq ans. Ainsi, son pouvoir est alors délégué à son cousin, le duc d'Orléans, proclamé « régent du Royaume », le 2 septembre 1715, jusqu'au 15 février 1723, date de l'entrée du jeune roi dans sa quatorzième année et de sa majorité, où il prend officiellement la direction du gouvernement.

La première mesure prise par le Régent est de ramener Louis XV et la Cour à Paris. C'est aller contre les volontés de Louis XIV, mais se rapprocher du peuple. Après un passage par Vincennes de septembre à décembre 1715, Louis XV s'installe au palais des Tuileries tandis que le Régent gouverne le royaume depuis le Palais-Royal. Le peuple parisien se prend alors d'affection pour ce jeune roi alors que la noblesse, désormais dispersée dans les hôtels de la capitale, jouit sans contrainte ni mesure de sa liberté.

Le jeune Louis XV est sacré et couronné à Reims le 25 octobre 1722. Il atteint sa majorité (13 ans) l'année suivante, et est déclaré majeur lors du lit de justice du 22 février 1723. Cependant, encore trop jeune pour régner par lui-même, il laisse l'exercice effectif du pouvoir tout d'abord au duc d'Orléans et au cardinal Dubois. Les deux meurent à quelques mois d'intervalle, à la fin de l'année 1723. C'est le duc de Bourbon, prince du sang, qui devient alors le principal conseil du roi.

 Marie Leczinska, née le 23 juin 1703 à Trzebnica et morte le 24 juin 1768 à Versailles, est une aristocrate polonaise, fille du roi de Pologne (1704-1709) Stanislas Leszczynski, reine de France par son mariage avec Louis XV en 1725.

Après avoir dressé une liste des cent princesses d'Europe à marier, on choisit Marie Leczinska, femme catholique saine et fraîche.

Le roi, orphelin, et son précepteur, l'abbé de Fleury acceptent cette alliance sans avantage avec cette princesse quasiment vieille fille qui compte déjà vingt-deux ans — soit sept de plus que son futur mari.

Le 15 août 1725, le duc d'Orléans, premier prince du sang, épouse Marie par procuration dans la cathédrale de Strasbourg, devant le cardinal de Rohan, grand aumônier de France.

Stanislas Leczinski, dit « Stanislas le Bienfaisant », né le 20 octobre 1677 à Lwów (actuelle Lviv, en Ukraine) et mort le 23 février 1766 à Lunéville, est un aristocrate polonais, roi de Pologne de 1704 à 1709 sous le nom de Stanislas Ier et simultanément Grand-duc de Lituanie dans le cadre de la République des Deux Nations, beau-père de Louis XV (1725), duc de Lorraine et de Bar de 1737 à sa mort.

Issu d'une grande famille originaire du duché de Bohême, installée en Pologne depuis le Xe siècle, Stanislas Leczinski, héritier du palatinat de Grande-Pologne, reçoit une éducation soignée : formé à la littérature et aux sciences, il parle et écrit le polonais, l'allemand, l'italien, le français et le latin. Il complète sa formation en faisant le tour des grandes capitales européennes (Vienne, Rome, Paris...)

En 1709, Charles XII de Suède est battu par Pierre Ier de Russie à Poltava. Avec l’aide des diplomates autrichiens et français, Charles XII, blessé, peut s’échapper du champ de bataille pour trouver refuge à la cour du sultan ottoman Ahmet III. Stanislas, chassé du trône de Pologne rejoint Charles XII.

En 1714, Charles XII confère à Stanislas la jouissance de sa principauté de Deux-Ponts (Zweibrücken), proche de la Lorraine. Stanislas peut y cultiver la musique et les arts, la philosophie et les sciences dans le palais baroque « aux allures orientales » qu’il fait construire et qu'il baptise « Tschifflick » ("maison de plaisance" en turc), en souvenir de son séjour à Bender. Lors de son séjour dans la principauté, il perd sa fille aînée Anne.

À la mort de Charles XII, en 1718, Stanislas et sa famille trouvent refuge auprès du duc Léopold Ier de Lorraine, beau-frère du Régent ; en mars 1719, après la médiation du baron Stanislas-Constantin de Meszek, ils sont accueillis sur le territoire français, à Wissembourg en Alsace.

Il loge d'abord au château Saint-Rémi puis dans un hôtel plus spacieux mis à sa disposition par le bailli de Weber qui le tenait de son beau-père, le receveur de l'ordre teutonique Jaeger (aujourd'hui maison de retraite). La famille vit de manière modeste, grâce à une pension de 1 000 livres par semaine octroyée par le Régent. Stanislas s'y ennuie ferme, entouré d'un cercle de courtisans de plus en plus réduit.

Philippe d’Orléans, né le 2 août 1674 à Saint-Cloud et mort le 2 décembre 1723 à Versailles. Petit-fils de Louis XIII et fils de Philippe d'Orléans, duc d’Orléans, dit Monsieur, il est duc de Chartres puis duc d'Orléans (1701), duc de Valois, duc de Nemours et duc de Montpensier. Régent du royaume de France pendant la minorité de Louis XV, il est couramment surnommé le Régent.

Néanmoins, avec la naissance des trois fils du Grand Dauphin, fils aîné de Louis XIV, le duc de Chartres se retrouve sixième dans la ligne de succession au trône, ce qui ne lui laisse que bien peu d’espérances de régner et ne le place pas dans la meilleure situation pour faire un mariage avantageux. De plus, la France est en guerre avec la presque totalité de l’Europe, ce qui rend impossible un mariage étranger.

Aussi, dès 1688, Louis XIV fait allusion à Mademoiselle de Blois, bâtarde légitimée.

Le duc de Chartres est plus hésitant, d’autant que l’idée est soutenue par son précepteur, l’abbé Dubois. Au début de 1692, Louis XIV convoque son neveu et lui déclare qu’il ne peut mieux lui témoigner son affection qu’en lui donnant en mariage sa propre fille Françoise-Marie de Bourbon, ce à quoi le jeune homme ne sait répondre qu’en balbutiant un remerciement embarrassé. Malgré Monsieur, frère du Roi et sa femme, la Princesse Palatine, qui jugent une telle union tout simplement scandaleuse, indigne et pour tout dire inimaginable. le mariage n’en a pas moins lieu, le 18 février 16921.

Ce mariage arrangé, non désiré, ne fut guère heureux. Philippe, devenu duc d’Orléans en 1701 à la mort de son père, appelait sa femme « Madame Lucifer ». Ils eurent huit enfants dont un seul fils :

Le régent réside au Palais-Royal qui devient, de 1715 à 1723, le cœur de la vie politique et artistique, supplantant Versailles. Sur le plan personnel, le régent n’a rien changé à sa vie frivole. Le Palais-Royal est le théâtre de ses abandons à la débauche en compagnie de ses « roués » (méritant le supplice de la roue), « fanfarons d’incrédulité et de crimes » ; les petits soupers y tournent parfois à l’orgie. Les chansons satiriques de l'époque lui prêtent une relation incestueuse avec sa fille aînée, Marie-Louise-Élisabeth d'Orléans qui, après la mort de son mari, accumule les amants et scandalise la cour tant par sa soif d'honneurs et de gloires que par ses coucheries et ses grossesses illégitimes.

 Françoise-Marie de Bourbon, dite « la Seconde Mademoiselle de Blois », née le 4 mai 1677, morte le 1er février 1749, fille légitimée de France, par son mariage duchesse de Chartres et duchesse d’Orléans, était une fille naturelle que Louis XIV eut secrètement de la marquise de Montespan.

Parlant de son futur époux, le duc de Chartres, la jeune fille de 14 ans, disait avec cynisme : « Peu m'importe qu’il m'aime, pourvu qu'il m’épouse ! » quant au promis, il surnomma bientôt sa femme Madame Lucifer. Ils eurent néanmoins huit enfants :

Certes, Philippe trompait son épouse, mais celle-ci, imbue de sa naissance « royale » ne s’en souciait pas plus que de ses enfants. Elle cherchait à compenser le « vice » de sa naissance en traitant son entourage avec hauteur y compris sa jeune belle-sœur Élisabeth-Charlotte, future duchesse de Lorraine qu’elle voulait traiter « en servante ».

En 1715, à la mort de Louis XIV, Philippe devint Régent de France pendant la minorité de Louis XV et Françoise-Marie devint la première dame du royaume, l’équivalent d’une reine. Elle n’en bougea pas plus de son canapé, sauf pour quelques parties de campagne en son château de Bagnolet.

La Maison royale de Saint-Louis de Cyr est un pensionnat pour jeunes filles créé en 1684 à Saint-Cyr (actuelle commune de Saint-Cyr-l'École, Yvelines) par le roi Louis XIV à la demande de Madame de Maintenon qui souhaitait la création d'une école destinée aux jeunes filles de la noblesse pauvre. Cet établissement, bien qu'il perdît sa place de premier rang à la suite de la disparition de Louis XIV puis de sa fondatrice, marqua une évolution certaine de l'éducation des jeunes filles sous l'Ancien régime.

Madame de Maintenon (née Françoise d'Aubigné ou, plus rarement, d'Aubigny1), baptisée le 28 novembre 1635 à Niort et décédée le 15 avril 1719 à la Maison royale de Saint-Louis de Saint-Cyr-l'École), est une dame française des XVIIe et XVIIIe siècles qui fut l'épouse puis la veuve de Paul Scarron. Par la suite, elle fut titrée marquise de Maintenon. Elle est la fondatrice de la Maison royale de Saint-Louis.

À la mort de Louis XIV en 1715, Madame de Maintenon se retira à Saint-Cyr jusqu'à sa mort le 15 avril 1719. Elle fut embaumée et enterrée dans la chapelle de l'école le 18 avril.

Par la suite, la Maison Royale de Saint-Louis continua de fonctionner dans la plus grande discrétion, la succession à Louis XIV par Louis XV et la mort de Madame de Maintenon lui ayant enlevé son statut d'établissement à la mode. Cependant, le 6 septembre 1715, le Régent, lors d'une visite à Madame de Maintenon à Saint-Cyr, lui avait garanti que tous les avantages acquis par la Maison Royale seraient conservés.

Sous Louis XV, les idées novatrices de la Maison Royale s'affaiblirent et l'éducation qui y était donnée fut critiquée, d'abord par Louis XV lui-même dans les années 1730, qui refusa d'envoyer ses filles à Saint-Cyr :

« Ces filles sont des bégueules. (…) Elles sont élevées de manière qu'il en faudrait faire toutes des dames du palais, sans quoi elles sont malheureuses et impertinentes. »

En 1750, le marquis d'Argenson affirma de même :

« Cependant l'on sait que l'établissement de Saint-Cyr n'est bon à rien. Il n'en résulte que des bégueules, qu'on ne saurait marier dans leurs campagnes ou qui font enrager leurs maris. »

Wikipedia

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